Erasmus à Cambridge

Erasmus Life – Bilan de mon semestre à Cambridge

Hei! J’aimerais vous écrire sur mon expérience Erasmus. Je vous annonçais il y a deux ans mon départ pour Cambridge et je vous ai également publié quelques articles là-dessus. Avec beaucoup de recul, j’ai ressenti le besoin de retracer mon semestre en Angleterre sur mon blog, comme un récit de voyage.


J’avais toujours eu l’envie d’étudier à l’étranger. Découvrir un nouveau système universitaire, me faire de nouveaux amis, en apprendre davantage sur des sujets riches et variés dans des contextes différents, tout cela, je n’ai pas pu le faire avec ma licence de Laotien. Quand l’occasion de partir en Erasmus en Angleterre est arrivée, je n’ai pas hésité longtemps. J’avais besoin de partir, et je suis ravie de l’avoir fait.

Je partais de France le 7 septembre 2015 pour vivre une expérience incroyable en Angleterre. Je quittais ma famille, mes amis, mes points de repère, ma zone de confort, tout ce à quoi je m’accrochais depuis tant d’années, je le quittais pour revenir plus forte, plus mure, changée… pour être une meilleure version de moi-même.

Mon départ a été semé d’embuches et j’ai bien cru ne jamais arriver à bon port. Pour commencer, le bus Lille-Londres est arrivé en retard. Heureusement j’avais prévu deux à trois heures d’attente à la gare de Victoria avant de reprendre un autre bus pour Cambridge. Arrivée à Calais, la douane britannique, connue pour être désagréable, m’a retenue. Apparement, mon moi de 16 ans ne ressemble pas à mon moi de 21 ans. J’avais dû remonter dans le bus prendre mon passeport et leur montrer que oui, c’est bel et bien moi. Quelle ironie quand la douanière me demande « pourquoi es-tu mal à l’aise? », peut-être parce que je suis à deux doigts de ne pas pouvoir me rendre en Angleterre, là où ma nouvelle vie m’attend?! La poisse ne me quitte toujours pas une fois arrivée dans mon nouveau pays d’accueil : bloquée pendant des heures dans les bouchons londoniens et impossible de contacter ma landlord pour lui prévenir de mon retard. Ce périple pour rejoindre Cambridge fut une rude épreuve, mais j’ai survécu, dieu merci.

Les cours commençaient dès le lendemain. Après avoir payé une somme onéreuse pour un aller en bus (£3,90… un peu comme 4€30), j’arrive à Parker’s Park et me dépêche de rejoindre Mill Road. L’université Anglia Ruskin est moderne, spacieuse et propre. La rentrée se passe très bien et tous mes camarades ont l’air vraiment sympathiques.

La découverte d’une nouvelle ville est toujours très excitante. Je me suis vite adaptée à cette vie, aux anglais, leur accent, le supermarché, leur culture. C’était un rêve qui se réalisait et je le vivais. Mon semestre s’est très bien déroulé. Les cours étaient intéressants, le rythme un peu trop intense, mais je m’y plaisais. J’avais ma routine et j’avais de nouveaux amis.

Malheureusement, étant une personne très hypersensible, fin octobre/début novembre, une déprime est venue toquer à ma porte et je ne pouvais m’en défaire. Etait-ce le mal du pays ? l’absence de soleil en plus d’un ciel gris omniprésent ? mes proches qui me manquaient ? la peur de ne pas être à la hauteur et de gâcher ce que j’entreprends ? Je ne sais pas vraiment comment définir ce mal qui me hantait, tout ce que je savais, c’était que décembre approchait, sonnant la fin de mon aventure. Je ne pouvais pas partir de ce pays en ayant des regrets, en ayant passé une bonne partie de mes journées à broyer du noir, alors j’ai fait ce que j’aurais dû faire depuis un moment : me ressaisir. J’ai donc organisé un petit voyage à Oxford avec quatre filles de ma classe, avec qui je m’entendais le mieux. Et ça m’a fait du bien. Voyager. Bien que je connaissais déjà Oxford pour l’avoir visitée au collège, retrouver cette ville historique où les bâtiments me font penser à Harry Potter, c’était suffisant pour me faire revivre.

Mes derniers jours à Cambridge sont passées bien trop vite. Toutes les bonnes choses ont une fin. Je rentrais chez moi avec des souvenirs inoubliables (les fous rires du midi avec les italiens), des amitiés ancrées dans mon coeur (venant de tous les coins du monde) et de nouveaux savoirs. Je me souviendrais également de mes instants plus sombres. Bons comme mauvais moments font partie de la vie, c’est un fait à accepter pour continuer à avancer.

Le plus important est que, je suis rentrée chez moi changée. Cette expérience Erasmus m’a redonnée confiance en moi, elle m’a montré tous les champs du possible, elle m’a susurrée à l’oreille que les rêves sont réalisables et que parfois, dans la vie, il faut sortir des sentiers battus pour se trouver, ou se retrouver.

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